mardi 9 février 2016

Starewitch-1930-Le roman de Renart

Le roman de Renart
Pas un D au départ, mais un t.
Renart est le nom du goupil,
ancien terme pour Renard
1930 - 1hre 10
Generic MPEG-4 | 544x400 pixels | Mp3 | ± 600 Mo
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Court extrait
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Titre allemand : Reineke Fuchs
Réalisation : Ladislas et Irène Starewitch.
Production : Starewitch Film, Louis Nalpas (version muette) ; UFA (version sonore allemande), Roger Richebé (version sonore française).
Adaptation : Roger Richebé.
Dialogues : Jean Nohain, Antoinette Nordmann
Animation, images : Ladislas et Irène Starewitch.
Technique : Animation (marionnettes)
Musique : Vincent Scotto
Orchestre : Raymond Legrand

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Version française:

Claude Dauphin : le singe narrateur
Romain Bouquet : Renard le goupil
Jean Raine : Sire Noble le lion
Sylvain Itkine : Ysengrin le loup
Larive : Brun l’ours
R. Seller : Chantecler le coq
Debray : Grimbert le blaireau
Amato : Tibert le chat
Ons : Bernard l’âne
Jaime Plana : interprète de la chanson de Tibert

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Au royaume des animaux, Renard le goupil a pour habitude de berner son prochain. Les doléances se multiplient auprès du roi Noble le lion, qui décide de le faire arrêter. Finalement condamné à la pendaison, Renard fait miroiter au souverain l'existence d'un fabuleux trésor et obtient ainsi sa libération. Lorsque Noble découvre cette nouvelle supercherie, il ordonne le siège de Malpertuis, le château de Renart. Mais celui-ci l'emporte une nouvelle fois. Impressionné, le roi décide qu'il vaut mieux faire son allié de ce rebelle et le nomme ministre.


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Satire sociale dans la tradition du Moyen Âge, alliant humour, poésie et performances techniques, c’est aussi le premier long métrage d'animation français, mais sa sortie différée le privera de la place de premier long métrage en volume, ravie par le film soviétique Le Nouveau Gulliver (1935).
Ladislas Starewitch est déjà l'auteur d'une vingtaine de courts métrages d'animation lorsqu'en 1926 il commence à travailler sur l'écriture du scénario, à partir du conte Reineke Fuchs de Goethe, pour lequel le poète allemand s’était appuyé sur les récits médiévaux français des xiie et xiiie siècles, connus sous le nom de Roman de Renart.
Il n'entreprend qu'en 1929 le tournage qui durera environ 18 mois. Les images furent prêtes en 1930, mais la bande sonore fut longue à mettre au point. Avant d'être projeté dans les salles françaises en 1941, avec la bande son de Vincent Scotto, le film sort d'abord dans une version sonore allemande à Berlin en avril 1937, grâce au financement du gouvernement nazi, intéressé par une adaptation de Goethe. Ces circonstances, pas toujours relayées dans les biographies de l'artiste, auraient notamment pour effet de priver aujourd'hui encore le film d'une distribution aux États-Unis, si l'on en croit un collaborateur d'IMDb.



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Autodidacte passionné d’entomologie, Starewitch était venu à l’animation après avoir filmé image par image des insectes naturalisés dans le cadre du petit documentaire Lucanus Cervus. Familier du monde animal, il est particulièrement à l’aise avec l’anthropomorphisme des fabliaux, et, aidé par sa femme et ses deux filles, surtout Irène, ce bricoleur malicieux confectionne des dizaines de personnages aux mimiques expressives, grâce à des centaines de masques et des dispositifs des plus ingénieux. Il se plaît aux détails savoureux (le blaireau porte un manteau de fourrure... en blaireau), aux anachronismes (un combat entre le renard et le loup est commenté comme un reportage sportif à la TSF) et aux clins d’œil (la sérénade du chat fait songer à Tino Rossi). Quelques audaces attirent même le courroux de l'Église sur cet athée convaincu.


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Une photographie montrant Starewitch entouré de ses créatures conduisit quelques critiques à penser que les marionnettes étaient presque aussi grandes que lui. En réalité il s’agissait d’un photomontage : de fait Noble le lion mesurait moins d'un mètre. Notons cependant que des marionnettes de trois tailles différentes étaient utilisées pour un même personnage.
Malgré leurs qualités, les films de Starewitch vont pâtir de l'arrivée massive du son puis de la couleur.



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Le livraphone



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1 commentaire:

Anonyme a dit...

Oooooh, énorme ! Je veux voir ça. Merci beaucoup :)