Réalisateur : Albert Capellani
Scénario : D’après les Mille et une nuits
Interprètes : Georges Vinter (Aladin)

Aladin, fils d’un pauvre tailleur nommé Mustapha aime sans espoir la princesse Badroulboudour fille du Sultan. Il rencontre un jour un sorcier africain qui l’emmène avec lui et le charge d’aller chercher au centre de la Terre une lampe aux propriétés merveilleuses. Après de nombreuses péripéties, Aladin reste en possession de la lampe et, grâce à ce talisman, sa mère et lui acquièrent des richesses immenses ce qui permet à Aladin d’épouser sa princesse lointaine. Cependant, le sorcier, jaloux de la fortune d’Aladin, s’introduit chez ce dernier, vole la lampe et enlève la princesse. Aladin, revenu à sa pauvreté primitive, se lance à la poursuite du magicien et le châtie de sa témérité. Il recouvre avec la précieuse lampe toutes ses richesses et ramène sa femme dans son palais. Apothéose.

--> 13 Min | 130 Mo
Réalisateur : Albert Capellani
Scénario : André Heuzé

C’est l’éternelle et palpitante histoire de la jeune fille séduite et délaissée ! La première rencontre nous laisse deviner les promesses, les serments du séducteur ; la jeune fille, ingénue, hésite et cède enfin. Elle est devenue mère et quelques années se sont écoulées lorsque l’amoureux de jadis se prépare à faire un mariage d’argent.Le hasard ironique veut que ce soit précisément sa maîtresse qui soit chargée de confectionner la robe de sa fiancée. Cette coïncidence donne lieu à une rencontre imprévue et dramatique le matin même du mariage. Malgré les prières et les supplications, l’ingrat ne veut rien entendre et persiste dans sa résolution égoïste.C’est alors que la mère, indignée et folle de douleur, d’un coup de revolver tue son amant sur les marches même de l’église.

--> 6 min 36 | 65 Mo
Réalisateur : Albert Capellani
Scénario : André Heuzé

Elle l’avait épousé par ignorance, par crainte, par obéissance, par nonchalance, comme épousent les jeunes filles. C’était un vieux général, brave, couvert de gloire, de décorations, de médailles et de… rhumatismes. Elle était tout pour lui, tout ce que devient un être quand on l’aime uniquement et qu’on se sent vieillir. Elle coulait des journées longues et pressées, banales et gaies où l’on fait des visites, des courses, où l’on boit, mange, rit sans savoir pourquoi.Elle n’avait pas d’enfants. Elle vivait sans trouble, sans espoir, presque sans attaches. L’intimité d’un ami entre elle et son mari jeta un attrait dans sa vie. Elle se sentait heureuse, inondée d’une joie vive et chaude, sous l’émotion de cette sympathie naissante. Ils sortaient ensemble, marchaient lentement côte à côte, en causant. Elle l’écoutait, vibrante de curiosité, les yeux fixés sur lui, l’oreille avide de ces choses un peu inquiétantes à entendre mais si charmantes à écouter. Il devint son amant. Peut-il en être autrement quand deux créatures humaines sont attirées l’une vers l’autre par cette force irrésistible de l’amour partagé. Le mari, prévenu par une lettre anonyme, les surprend dans un pavillon de chasse. Mais un doute l’envahit avec le sentiment des fatalités cruelles et, peu s’en faut, de l’irresponsabilité de ces deux êtres jeunes et aimants, et il retourne alors contre lui sa main armée pour la vengeance.

--> 4 min | 40 Mo
Réalisateur : Albert Capellani
Scénario : André Heuzé

Une jeune bohémienne, femme d’un athlète remarquablement beau et fort, s’aperçoit avec douleur qu’une étrangère a pris le coeur de celui qu’elle aime. Suivre les amants jusqu’au terme de leur promenade, les épier quand ils se croient seuls loin de tous, et frapper enfin sa rivale, heureuse et riche au milieu de son luxe et de son opulence, voilà ce que lui suggère son amour outragé.Le lutteur ressaisi tout entier, au spectacle de cette passion brutale et sanguinaire, par les instincts de sa race, protège la fuite de la bohémienne qui, par cette preuve éclatante d’amour, a vraiment su conquérir son coeur.

--> 5 min | 47 Mo
Réalisateur : Albert Capellani
Scénario : André Heuzé
Interprètes : Gabriel Moreau, Renée Coge, la petite Ransart

Le vieux sonne à toute volée emplissant l’église de la gaieté des cloches. Il regarde à sa montre et fait un geste joyeux. Sa fille l’attend, sa fille ! toute sa raison et sa joie de vivre. Il la trouve prête à sortir : une course pressée explique-t-elle. La voilà dans la rue.Un jeune homme élégant l’attend en automobile. Ils partent. La scène se déroule ensuite au Bois, dans l’enchantement des allées ensoleillées. L’heure passe. Du haut des tours, le vieux attend. Il attend éperdu, tressaillant au moindre bruit, sentant grandir en son coeur une épouvante inconnue. Paris, la grande ville, où s’agitent tant de misères et tant de passions, s’étend au-dessous de lui. Il fouille de son regard anxieux la foule silencieuse des toits aigus et innombrables. Où est sa fille, son enfant ? Vers quel point de cette immensité ! Peu à peu, la silhouette de la ville s’efface dans la nuit. Le vieillard seul en face des énormes gargouilles, semblables à des monstres impassibles, retombe accablé, la tête entre ses mains. Un tripot. L’amant joue. Poursuivi par l’inexorable fatalité, il perd. Il perd jusqu’à son dernier louis. Dans une mansarde, sa maîtresse l’attend en berçant son enfant. L’homme rentre, l’œil hagard, nouvelle recrue de la sombre et dolente armée du vice pauvre et de la détresse sans espoir. En proie aux lâchetés auxquelles l’argent plie les âmes et malgré les supplications apeurées de sa femme, il lui arrache les clefs des tours et dévalise le sonneur. Le vieillard, à son retour, trouve la pièce en désordre, le coffre-fort vide. Un objet par terre ayant appartenu à sa fille lui révèle le crime. Il la maudit. La scène se transporte de nouveau dans la mansarde. La femme, chassée par son amant, fuit avec son enfant. Elle fuit dans la nuit, le souffle brisé, le coeur vide d’espoir et sa marche affolée la conduit vers la Seine. Un marinier la retient au moment où elle va se suicider. L’instinct la ramène alors vers le lieu de son enfance. Notre Dame, énorme et mystérieuse, dort son sommeil de pierre et de longs souvenirs dans son îlot loin du Paris agité et grouillant. Elle dépose son enfant sur le parvis où il est recueilli par le vieux sonneur. Dix ans après. Le grand-père et la petite fille se promènent dans les allées d’un jardin public. Une mendiante leur tend la main. C’est la mère. Elle reconnaît son enfant, l’étreint et lui glisse dans un baiser quelques mots qu’elle ne devait pas oublier. Son enfantine confiance désarme le vieillard et fait subitement crouler tout son ressentiment au choc d’un sentiment très simple de pitié paternelle.

--> 10 Min | 100 Mo
Réalisateur : Albert Capellani
Scénario : André Heuzé

Deux jeunes paysans s’aiment tendrement ; leur bonheur est sans mélange. Mais, à la fête du village, la jeune fille est éblouie par le spectacle d’un théâtre forain qui lui inspire soudain une vocation théâtrale irrésistible. Elle s’engage dans la troupe ambulante après avoir envoyé une lettre d’adieu à son fiancé.Peu après, nous la voyons devenue étoile et accueillant les belles promesses d’un vieux beau. Le hasard veut que le fiancé abandonné soit pris comme domestique par le séducteur. Il reconnaît l’infidèle et se jette sur elle pour l’étrangler ; mais aux cris de la jeune femme, il s’enfuit sans renoncer toutefois à sa vengeance. Enfin, le dénouement approche. Le domestique a guetté sa maîtresse ; elle se promène insouciante et joyeuse ; il bondit sur elle et la tue.

--> 5 min 30 | 50 Mo
Réalisateur : Albert Capellani
Scénario : André Heuzé

Une petite fille tombe d’une fenêtre et s’écrase sur le pavé. La mère, abrutie de douleur, seule désormais, conduit l’enfant au cimetière.Un an après. L’intérieur est toujours le même, avec le portrait de la fillette accroché au mur, ses jouets sur une table tels qu’elle les a laissés et l’âme de la chère petite morte flotte légère. La mère, une bouteille dans une main, un verre dans l’autre, regarde avec des yeux hallucinés, des yeux fous. Peu à peu, dans les vapeurs de l’ivresse, l’enfant paraît, se glisse dans les bras de sa mère. Mais la chère vision s’efface à mesure que l’ivresse se dissipe. Et la mère boit, boit toujours, oubliant dans l’anéantissement de ses facultés toute la douleur de vivre. Dans un jardin public où jouent des en - fants de riches, ses yeux croient reconnaître le sien. Elle l’étreint, elle l’enlace. Brutalement repoussée par des agents, elle tombe sans connaissance et va mourir dans un lit d’hôpital.

--> 6 min | 54 Mo












3 commentaires:
thanks!
Je te remercie sept fois Richard. Je n'ai jamais autant dit merci à quelqu'un.
Encore un très beau travail Richard ! Encore mille fois merci. Comme vous vous en êtes rendu compte, je pense ? Je suis un spécialiste du cinéma muet (je regarde en ce moment même le chef-œuvre de Fritz Lang « Les Nibelungen » dans sa version restauré sur ARTE-SAT, une pure merveille.), et c’est toujours avec un très grand plaisir que je viens sur votre blog, ce qui est pour moi une véritable malle aux trésors. J’espère que j’en verrais d’autres d’Albert Capellani, ainsi que d’autres réalisateurs oubliés aujourd’hui. Richard, auriez-vous par hasard dans votre malle, le film d’Arnold Franck « La montagne sacrée » (Der heilige Berg – 1926) diffusée sur ARTE il y a au moins cinq ans ?
Avec mes sincères salutations.
Goran.
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