mercredi 8 juin 2016

Cayatte-1960-Le passage du Rhin

Le passage du Rhin
1960 - 2hres 05
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Le passage du Rhin
1960 - 2hres 05
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Réalisation : André Cayatte
Scénario : Maurice Aubergé, André Cayatte, Armand Jammot et Pascal Jardin

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Distribution:

Charles Aznavour : Roger Perrin
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Cordula Trantow : Helga



Nicole Courcel : Florence
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Georges Rivière : Jean Durrieu
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Georges Chamarat : le boulanger
Jean Marchat : Michel Delmas
Albert Dinan : le milicien Cadix
Michel Etcheverry : Ludovic
Ruth Hausmeister : Frau Keßler
Benno Hoffmann : Otto
Henri Lambert : Louis
Lotte Ledl : Lotte


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Pendant la Seconde Guerre mondiale, Roger Perrin, ouvrier pâtissier, reçoit son ordre de mobilisation. Gendre de son patron, il quitte d'un même pas la boutique et son foyer. Jean Durrieu, quant à lui, rejoint l'armée comme engagé volontaire. Il aurait pu profiter de sa situation de journaliste pour obtenir une affectation spéciale, mais l'idée que d'autres puissent se battre à sa place lui est insupportable. En juillet 1940, les deux hommes passent le Rhin, comme bien d'autres prisonniers de guerre français, Jean et Roger sont envoyés comme travailleurs agricoles dans un village de la Forêt-Noire. Là, ils sont mis au service du bourgmestre, un brave homme dont Jean compromet et déshonore la fille, Helga, dans le seul but de s'enfuir. De retour à Paris, il retrouve Florence, sa maîtresse, qui a couché avec un officier allemand pour le faire grâcier, alors qu'il avait été arrêté pour faits de résistance.

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Puis Jean rejoint la France libre et participe a la libération de Paris. Mais il a perdu celle qu'il aimait. De son côté, en Allemagne, Roger se rend indispensable à la communauté villageoise, et noue un tendre lien avec la jeune Helga. Les hommes de la région sont peu à peu mobilisés et partent au front. Roger devient un quasi bourgmestre. Il réussit sa vie en Allemagne bien mieux qu'il ne l'avait fait en France. Quand l'armée française vient le "libérer" il part à contrecoeur. Retrouve sa morne vie de mitron, et finalement s'arrache à sa décevante vie conjugale, et il refait "le passage du Rhin" pour retourner vivre avec Helga. C'est lui, l'humble pragmatique, qui a trouvé le bonheur, bien mieux que le flamboyant héros intransigeant.

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Cordula Trantow

1 commentaire:

Citizen a dit...

Quel beau film, plein d'humanité et de subtilité. Cayatte voulait visiblement faire un film sur la liberté, en opposant les points de vue de ses deux personnages. Le scénario est démonstratif, mais Cayatte dévoilait surtout que l'esprit libre, c'était le sien ! Faire ce film-là, à une époque où l'Europe s'ébauchait à peine, et où tout le monde appelait encore les Allemands des Boches, il fallait oser !
Je relève dans Wikipedia cette méchante phrase de Truffaut:
"Si les gens de cinéma voient dans Cayatte un avocat, les gens de robe le prennent pour un cinéaste."
J'aime beaucoup Truffaut cinéaste ou admirateur de Hitchcock. Je l'aime moins comme auteur de bons mots trop faciles. Car quand il confond le métier de critique avec celui de procureur, Truffaut ne peut égaler Cayatte dans l'art de d'injecter de l'émotion dans les démonstrations !