dimanche 30 août 2015

Pialat-1969-L'enfance nue

L'enfance nue
1969 - 1hre 23
Generic MPEG-4 | 600x360 pixels | Mp3 | 685 Mo

L'enfance nue
1969 - 1hre 23


Réalisation : Maurice Pialat
Scénario : Maurice Pialat, Arlette Langmann


Distribution:

Raoul Billerey : Roby
Maurice Coussonneau : Letillon
Pierrette Deplanque : Josette
Linda Gutemberg : Simone
Marie Marc : Meme
Henri Puff : Raoul
Michel Tarrazon : François
Marie-Louise Thierry : Madame Minguet
René Thierry : Minguet


Placé comme pupille de l'Assistance publique chez un ménage encore jeune d'une cité minière proche d'Arras, François, garçon de dix ans, se révèle si difficile que ses parents nourriciers redoutent son mauvais exemple et son influence pernicieuse sur la petite Josette, vivant également sous leur toit, et elle aussi pupille de l'Assistance publique. Le directeur des Services de l'Enfance d'Arras décide alors de confier François à un vieux ménage - ils ont l'âge de grands-parents, se font appeler « Pépère et Mémère » - où il reçoit des soins attentifs et bénéficie de l'indulgence de personnes expérimentées et bonnes. Ces retraités, monsieur et madame Thierry, ont déjà un pupille depuis de nombreuses années. C'est le grand Raoul, qui travaille bien en classe et dans l'ensemble donne satisfaction à son entourage. Dans cette nouvelle famille, François est accueilli avec affection, et la présence d'une aïeule, « Mémère la vieille », soignée avec tendresse par ses enfants, ne peut que donner à François l'image d'une vie familiale normale et saine, ce dont il a été sevré dès son enfance. Mais les efforts intelligents de ces braves gens sont vains, tant il est vrai que François, durement marqué par l'abandon de ses parents, demeure un révolté. Il lui faut casser, briser, détruire, voler. Venant de provoquer un grave accident d'automobile en jetant des pierres dans une rue passagère, du haut d'une passerelle, François sera retiré à ses parents nourriciers et mis par le directeur de l'Assistance publique d'Arras dans une maison d'éducation surveillée. La fête de Noël est proche. François écrit à ses parents une lettre affectueuse. « II est dur, mais il a du coeur », dira sa « Mémère ».



1 commentaire:

Griffe a dit...

"Si le cinéma a une fonction sociale, c'est d'obliger les gens à se confronter à d'autres systèmes de pensées et de vie que ceux où ils vivent habituellement. Quand je vois L'Enfance nue, une des choses qui me frappe dans ce film est qu'il m'oblige à me trouver confronté pendant une heure et demie à des gens avec lesquels, par gêne, timidité ou honte réciproques, je ne pourrais pas communiquer par une rencontre, alors que le film me permet pendant un moment de pressentir quelle est leur sensibilité, le monde dans lequel ils vivent. C'est une des raisons pour lesquelles le cinéma reste une chose forte au niveau politique, même si le contenu d'un film n'est pas objectivement politique."

Jacques Rivette interrogé par Noël Simsolo, in La Revue du cinéma, mars 1969