lundi 19 novembre 2012

Philippe de Champaigne

Photobucket
Philippe de Champaigne
242 JPG | 143,3 Mo



Photobucket


Photobucket
Philippe de Champaigne est un peintre classique, essentiellement religieux, proche des Jansénistes, après que sa fille paralysée a été miraculeusement guérie au couvent de Port-Royal, évènement qu'il célébrera dans le célèbre et pourtant atypique Ex-voto en 1662, toile mystique d'action de grâce. Ce tableau, aujourd'hui conservé au musée du Louvre, représente la fille de l'artiste avec la mère supérieure Agnès Arnauld.
Philippe de Champaigne reste un peintre exceptionnel par l'éclat de ses coloris, ce bleu presque surnaturel, et la rigueur de ses compositions. À l'instar de Pascal, elles nous parlent de nos grandeurs comme de nos petitesses. Grandeur et respect des puissants bien sûr, gloire de la France, compassion réelle pour ceux qui souffrent aussi, mais par-dessus tout de la grandeur incommensurable de la nature et de Dieu. Il exalte tour à tour les Majestés et les figures d'humilité comme dans l’Adoration des bergers de 1648, la Présentation au Temple, et la Résurrection de Lazare, dans le sentiment pictural de la présence des corps, des visages, des mains. Philippe de Champaigne touche la perfection avec la splendeur des paysages qui vient d'une souterraine influence flamande, et ses visages, psychologiques, impénétrables.
Son œuvre est vaste, il a laissé nombre de tableaux religieux et des portraits fameux et très appréciés: Haute Noblesse, princes de l’Église, grands commis de l’État, parlementaires, toute la Cour et la Ville posent devant lui et lui font peindre des figures où refusant d'exprimer des expressions passagères, il veut saisir l'être profond de ses modèles. C'était substituer au portrait d’existence baroque un portrait permanent d’essence.

Photobucket

Photobucket
Influencé par Rubens au début de sa carrière, son style devint par la suite de plus en plus austère. Son assiduité au travail lui avait donné une facilité surprenante. Il a laissé une multitude de morceaux estimés, qui ornaient les édifices publics, les églises (Val-de-Grâce, Sorbonne, Saint-Séverin, Saint-Merry, Saint-Médard (Basilique Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand 1643)) et les maisons particulières. À partir de 1661, son crédit diminue. Comme Corneille vieillissant, il est passé de mode, c'est désormais le temps de Charles Le Brun. Il vieillit doucement et meurt le 12 août 1674. Ce sera l’occasion pour les religieuses de Port-Royal de le mentionner dans leur obituaire comme « bon peintre et bon chrétien ».
Cependant, un portrait de Port-Royal, la Guérison de Catherine, apparut à la foule comme inadapté et inconvenant car il n'était pas de coutume et surtout pas bien séant de peindre une œuvre de dévotion tant que son sujet n'était pas décédé et béatifié. Aussi Champaigne se mit-il à réaliser une série de peintures religieuses aux consonances laïques comme Portrait d'Angélique Arnauld où aucun détail ne montre la dévotion de la religieuse : elle n'est pas en prière, ni n'a de crucifix ou de chapelet entre les mains. Le seul élément qui peut nous aider, c'est la croix présente sur son aube. L'œuvre présente un découpage du buste et une gestuelle surprenante, bien qu'ayant un caractère solennel. Un réalisme inapproprié et quelque part irrespectueux imprègne le tout, lorsque l'on aperçoit l'ombre d'un fin duvet de moustache au dessus de la lèvre supérieur de la religieuse. Cependant il y a une explication à tout cela. Champaigne éprouvait beaucoup d'affection pour Angélique Arnauld, et a plus voulu représenter cette affection, dans le psychologique du sujet, représenter la personne, son coté humain plutôt que sa foi. Ce sont les sentiments pour Angélique, plutôt qu’Angélique elle-même.
Aussi, lorsqu'il peint son autoportrait, aucun attribut ne figure, montrant son art.
Il n'a pratiqué le paysage comme thème principal qu'à ses débuts, lors de sa période Française (1621/1628). Il sera néanmoins omniprésent dans plusieurs de ses tableaux comme dans Les Miracles de Sainte-Marie pénitente (1656, musée du Louvre).

Photobucket

143,3 Mo


Photobucket

Photobucket

1 commentaire:

galmuchet a dit...

Cool Richard :-) c'est pas les 1ers soucis ... perso la fin de MU m'a obligé à de nombreux reups. Les denonciations m'ont egalement obligé a d'inombrables reups de liens RS. Maintenenant c'est vrai c'est les comptes visés :-(

On passe a d'autres hébergeurs Depositfiles, uploaded, partage-facile ... c'est pas ce qui manque ... quand on propose des trucs rares ou passionnants le vrai fans accepteront des DL un peu plus longuets.
Et puis en janvier MU devrait renaitre en me.ga avec une promesse de delete impossible ... on verra bien :-)