mercredi 12 novembre 2014

Antonioni-1970-Zabriskie Point


Zabriskie Point
1970 - 1hre 45 - VoStFr (.srt)
BOF | Mp3 @320 Kbps
DivX 5,0 | 576x256 pixels | Mp3 | ±700 Mo

 
Zabriskie Point
1970 - 1hre 45 - VoStFr (.srt)
---
Film complet en français

---
Réalisateur : Michelangelo Antonioni
Scénaristes : Michelangelo Antonioni, Franco Rossetti, Sam Shepard, Tonino Guerra, & Clare Peploe
Musique : Jerry Garcia, Pink Floyd

 photo zabriskie-0.jpg

Distribution:

Mark Frechette : Mark
 photo zabriskie-6.jpg

Daria Halprin : Daria
 photo zabriskie-8.jpg

Paul Fix : propriétaire du Café
G.D. Spradlin : l'associé de Lee
Bill Garaway : Morty
Kathleen Cleaver : Kathleen
Rod Taylor : Lee Allen
Harry Hutchinson : l'antiquaire

 photo zabriskie-9.jpg
 photo zabriskie-7.jpg

Indifférent à la révolte étudiante qui gronde à Los Angeles, le jeune Mark s'ennuie à mourir dans ce monde, où il ne trouve pas sa place. Lors d'une bagarre entre policiers et étudiants en grève, un flic est tué. Bien qu'innocent, Mark, qui rôdait par là, est aperçu avec l'arme à feu qu'il vient tout juste d'acheter. Conscient qu'il est dans le colimateur des forces de l'ordre, le jeune homme décide de s'enfuir. Il vole un avion de tourisme et quitte enfin cette ville qu'il déteste. Survolant la vallée de la Mort, il aperçoit une voiture avec laquelle il décide de s'amuser un peu. Il fait alors la connaissance d'une ravissante jeune femme.

 photo death_valley.jpg




 photo aff_gr_zabriskie-6a.jpg
 photo aff_gr_zabriskie-7.jpg  photo aff_gr_zabriskie-8.jpg  photo aff_gr_zabriskie-9.jpg
 photo aff_gr_zabriskie-10.jpg  photo aff_gr_zabriskie-11.jpg  photo aff_gr_zabriskie-12.jpg
 photo aff_gr_zabriskie-13.jpg
 photo aff_gr_zabriskie-14.jpg  photo aff_gr_zabriskie-15.jpg
 photo aff_gr_zabriskie-16.jpg
 photo aff_gr_zabriskie-17.jpg

3 commentaires:

AlphonseTB a dit...

http://www.sophie-marceau.ru/audio/index.shtml
Un lien avec les chansons bien kitch, des photos cover bien nanar.
Cela pourrait te plaire.

Simbad a dit...

Ma plus belle histoire...
Il y a parfois des rendez-vous que l'on retrouve, des voyages que l'on refait, des musiques que l'on réentend, des avions que l'on redécouvre avec le plus grand bonheur. On peut éprouver tout cela au cinéma Le Champollion (et dans de plusieurs autres salles françaises - NDLR), que tous les étudiants parisiens ont un jour fréquenté. Voilà un trip de 110 mn sans danger, où l'on ne boudera pas son plaisir; ce dernier, - chose rare ! - se conjugue avec l'aviation, l'amour, la musique...
J'avais vu Zabriskie Point plusieurs fois, jadis, pour la séquence avion et la bande originale. Mais j'avais survolé de loin l'histoire. Aujourd'hui, j'y décèle le plaisir d'une réflexion sur l'avion, sur l'amour, sur la musique, comme seul Antonioni savait le faire. Ce film qui n'a pas séduit à l'époque était pourtant une oeuvre que le cinéaste considérait comme aussi belle que l'Avventura. Il fut même très mal accueilli aux USA: le FBI cherchait des noises à Michel-Angelo pour avoir soi-disant introduit des séquences «pas correctes du tout» sur l'université. Et la scène d'amour dans le désert... Zabriskie Point: film d'aviation ? Film porno? Film antiaméricain ? Nenni! Pourtant, le producteur se fâcha avec le cinéaste et le traita de marxiste!
On venait de terminer Easy Rider. Nixon était empêtré dans le Vietnam (dans Zabriskie Point, la radio annonce 50000 morts là-bas...). Une réflexion surtout ne plut pas au FBI, lorsqu'un vendeur d'un calibre 38 dit à l'acheteur dans le film : - si vous vous en servez, mettez le corps à l'intérieur de chez vous, pas à l'extérieur. Le juge sera clément-. Ce film sombre est pourtant un joyau: une séquence unique de 30 mn avec un Cessna Cardinal RG, une bande-son mythique avec Pink-Floyd, les Rolling Stones, Grateful Dead, Jerry Garcia, The Kaleidoscope, les Yougbloods, Roscoe Holcome et la fameuse ballade Tennesse Waltz immortalisée jadis par Anita O'Day...
Peut-être que ce film n'avait pas séduit à cause de cette juxtaposition en forme de jolis vidéo-clips: l'université en rébellion, l'avion, l'amour, l'argent et la mort. C'est pourtant un pan de l'histoire des USA que l'on devine avec une séquence inouïe d'aviation, mais sans prétention ni effets spéciaux, tournée avec brio et beauté, qui change des photos des revues; avec une scène d'amour transi, discret, universel, que l'on devrait bien imiter dans les films d'aujourd'hui. Cette histoire, que certains critiques disqualifièrent, était bâtie autour d'un fait divers authentique: un garçon de 20 ans avait «emprunté» un avion à Phoenix, et l’avait peint de motifs psychédéliques avant d'être arrêté à la fin de son escapade aérienne. L'acteur principal du film venait d'une communauté de junkies avant d'être choisi par Antonioni. Lui qui pilote le Cessna en rase-mottes monta un hold-up de banque avec un copain peu après la sortie du film. L'affaire rata, le copain fut descendu et lui incarcéré. Le barillet de son calibre était vide. Il en prit pour 15 ans, et se suicida pendant sa peine.

...

Simbad a dit...

...
L'héroïne du film était la fille de la célèbre dame de la compagnie Halprin. Après avoir vécu avec son partenaire du film, elle épousa Dennis Hopper (Easy Rider), puis en divorça. Elle aussi venait du monde des junkies et du Peace Power des années 1960.
Cette histoire époustouflante, et si mal accueillie, en dit long sur l'Amérique, l'argent facile, les étudiants anti-Vietnam, les avions et la bonne santé de l'aviation privée aux USA, la grande aisance pour piloter aux USA... Mais elle dit long aussi sur le malaise américain (qui n'est pas sans rappeler celui d'aujourd'hui), l'impossibilité de faire se rejoindre le passé, le présent pour se projeter dans l'avenir, la difficile ascension vers la compréhension des autres. Ma plus belle histoire d'aviation, c'est Zabrikie Point. Face aux comptes-rendus banals et ternes que ton lit ici et là dans les revues, voilà un voyage, un trip, un périple, d'une grande beauté. Voilà un film à savourer (pour l'avion), à écouter (pour la bande-son), à voir, à réfléchir... On comprend aujourd'hui pourquoi l'Amérique détesta se voir dans ce miroir d'une surprenante beauté. ■

André TERZIAN
paru dans AVIASPORT