mardi 16 décembre 2014

Rivette-1961-Paris nous appartient

Paris nous appartient
1961 - 2hre 20
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Paris nous appartient
1961 - 2hre 20
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Réalisation : Jacques Rivette
Scénario : Jacques Rivette et Jean Gruault
Dialogues : Jacques Rivette et Jean Gruault
Production : François Truffaut et Claude Chabrol

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Distribution:

Betty Schneider : Anne
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Françoise Prévost : Terry
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Giani Esposito : Gérard
Daniel Crohem : Philippe
François Maistre : Pierre
Jean-Claude Brialy : Jean-Marc
Paul Bisciglia : Paul
Birgitta Juslin : Brigitta
Jean-Marie Robain : le docteur Degeorges
Jean Martin : un acteur
Henri Poirier : l'assistant de Gérard
Louise Roblin : l'amie de Pierre
Jean-Luc Godard : un homme à la terrasse


Anne vient à Paris faire une licence d'anglais et y retrouve Pierre, son frère, qui vit d'expédients. Il l'introduit un soir dans un cercle d'intellectuels où elle rencontre notamment Philip Kaufman, un journaliste américain qui cherche l'oubli dans le whisky, Gérard, un comédien qui dirige une troupe d'amateurs, et Terry, qui est ou a été la maîtresse des principaux membres du groupe. Celui-ci est encore fortement secoué par le récent suicide d'un musicien espagnol, Juan. Gérard, qui s'efforce de monter « Péricles, prince de Tyr » de Shakespeare, engage Anne, dont il s'éprend, et à qui il n'est pas indifférent. Pour lui prouver ses sentiments, la jeune fille s'attache a rechercher le dernier morceau enregistré sur bande magnétique par Juan. Ainsi elle va découvrir tout un monde auquel elle ne comprend pas grand chose : le docteur Degeorges, un homme à femmes, dont Pierre est le pourvoyeur ; Philip, l'Américain, qui lui révélera l'existence d'un complot pour la domination mondiale ; Terry, qui semble vouer au malheur les hommes qui l'approchent. Gérard se débat dans les difficultés avec sa troupe et son spectacle ; un moment, il semble devoir aboutir, mais ce n'est qu'en sacrifiant son idéal, morceau par morceau ; désespéré, il appelle Anne à l'aide, mais elle ne sait pas répondre favorablement et le jeune homme se suicide. Philip, Terry et le reste des comédiens partent à la campagne. En route, Terry abat Pierre qu'elle affecte de considérer comme un agent du « complot ». En fait, Juan a été assassiné par la Phalange et le « complot » n'existe que dans l'imagination alcoolique de Philip. Tout ce drame n'aura servi à nen d'autre que de mettre Anne en face d'une vie qu'elle devra assumer seule désormais.



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1 commentaire:

ANIKAM a dit...

"Paris nous appartient" fait partie des films qui me fascinent. Je l'ai vu de très nombreuses fois et… je ne comprends toujours pas tout !
Ainsi, il m'avait échappé que Degeorges était un homme à femmes (il a une fort jolie pupille, mais bon…) et que Pierre était son pourvoyeur (en femmes). Il confie bien à sa jeune demi-sœur à un moment qu'il travaille pour lui,fait des boulots, des démarches que l'autre ne veut pas faire (on suppose juste que c'est un peu louche…) pour arrondir ses fins de mois. Mais je ne vois pas quand il faut comprendre qu'il s'agit d'"histoires de femmes" ! Je trouve seulement ce personnage de Degeorges très mystérieux(et inquiétant, surtout à la fin).
Je n'avais pas davantage compris que Philippe était alcoolique ! Certes, on le voit avaler pas mal de whisky pendant la soirée chez le peintre au début – ce qui le rend agressif – mais plus après. Il semble paumé, irritable, amer, d'humeur très changeante (enfin le plus souvent très sombre !), mais je pensais que c'était dû à sa condition d'exilé, à son destin malchanceux et à un caractère très tourmenté et non à l'alcool.
Il y a encore plein de choses très confuses (pour moi, mais peut-être aussi pour tout le monde ; ce doit être voulu ; cela participe au climat du film…).
C'est curieux, mais l'épisode de la mort de Pierre m'est chaque fois très pénible. Je trouve que c'est le moment le plus noir.
Ce personnage ambigu, goguenard, assez cynique avait malgré tout je ne sais quoi de rassurant, d'attachant parmi les autres. On se dit qu'il va manquer à Anne autant que Gérard. Et son amie Ida va être bien triste aussi…
Je lis parfois que Betty Schneider est mauvaise comédienne. Personnellement, je la trouve adorable, super mignonne, et je trouve qu'on s'identifie très bien à elle. Cette petite Anne perdue, dépassée, "normale" ("enfin à peu près normale", dirait Gérard) au milieu de ces personnes étranges, si déroutantes, ou menaçantes avec leur part d'ombre, n'est-elle pas là, dans le film, justement pour ça ? Le contraste qu'elle forme avec Terry, la femme fatale et dure, mystérieuse elle aussi, me paraît très réussi. Voilà.
Je trouve ce film assez démoralisant, assez obscur, et… cependant passionnant.Et on a du mal à en sortir…