dimanche 1 mars 2015

Capellani-1909-L'assommoir

L'assommoir
1909 - 35 min
Generic MPEG-4 | 656x496 pixels | Mp3 | 313,5 Mo

L'assommoir
1909 - 35 min
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Réalisation: Albert Capellani
Scénario et adaptation : Michel Carre et Albert Capellani
D'après le roman d'Emile Zola


Distribution:

Eugénie Nau ... Gervaise
Alexandre Arquillière ... Coupeau
Catherine Fonteney ... Virginie
Jacques Grétillat ... Lantier
Lucien Callamand ... Bibi
Henri Gouget ... Varennes
Mansuelle ... Mes-Bottes
Bazin ... Bec-Salé
Irma Perrot ... Madame Boche
Harry Baur
Paul Capellani
Michel Carré
Stacia Napierkowska
Marie-Louise Roger


Ce film de trois bobines d'une durée de 36 min est certainement une des toutes premières adaptations d'Emile Zola. Malgré cette courte durée qui condense le récit considérablement, Capellani réussit à transcrire à l'écran l'atmosphère des romans de Zola. Certes, le récit a subi quelques modifications en particulier sur l'influence néfaste de Virginie (C. Fontenay) qui va multiplier les actes criminels pour se venger de Gervaise (E. Nau). C'est elle qui provoque la chute de Coupeau (A. Arquillère) d'un échaffaudage ou qui lui donne une bouteille d'absinthe en lieu de vin pour provoquer sa mort.


Ces entorses au récit de Zola donnent à l'intrigue plus de cohésion. Le jeu des acteurs (tous issus des théâtres parisiens) est dans l'ensemble une bonne surprise. Nous sommes après tout en 1909 ! La bagarre entre Virginie et Gervaise au lavoir est très bien amenée avec toutes les filles qui s'agglutinent pour mieux voir. De même, le repas d'anniversaire de Gervaise distille quelques rires bien venus lorsqu'un des convives s'empare de la soupière. Il boit toute la soupe avec la louche tout en trempant une baguette entière dedans.
Le film donne l'impression d'être un pamphlet contre l'alcoolisme avec plusieurs références à l'absinthe, le poison du temps. D'ailleurs la scène finale montre Coupeau, en état de délirium tremens avancé, qui s'agite comme un damné avant de tomber raide mort. l'ensemble du film est filmé en plan large - comme c'était la règle avant 1910. Néanmoins, Capellani montre un sens du cadrage déjà fort élaboré. De nombreuses scènes sont filmées en extérieurs et donnent au film un cachet remarquable. Encore un très bon Capellani !


Eugénie Nau

Catherine Fonteney

1 commentaire:

Goran de Angelis a dit...

Bonsoir Richard,
Pensez-vous dans le futur nous offrir les autres films d’Albert Capellani ?
GERMINAL / LE CHEVALIER DE MAISON ROUGE / QUATRE-VINGT-TREIZE / DRAME PASSIONNEL / MORTELLE IDYLLE / PAUVRE MÈRE / LA FILLE DU SONNEUR / LA FEMME DU LUTTEUR / L'ÂGE DU CŒUR / ALADIN OU LA LAMPE MERVEILLEUSE.

Merci encore pour votre réponse, ainsi que pour votre précieux travail d’orfèvre.

Salutations.
Goran.